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vendredi 20 mai 2011

La langue japonaise : grammaire

Un billet seul ne suffirait pas bien entendu à couvrir toute la complexité de la grammaire japonaise néanmoins voici deux points remarquables de cette langue.

La position du verbe dans la phrase doit toujours être à la fin. En petit japonais "je veux aller à Tôkyô" se dira "je à Tôkyô veux aller" ou plus exactement "je Tôkyô à veux aller" (tout comme "bienvenue à Tôkyô" se traduira par "bienvenue Tôkyô à").
Pour certain d'entre vous cela leur rappellera sûrement la façon de parler d'un certain gnome vert maître de la Force. A juste titre effectivement car Lucas, fan inconditionnel du Japon à l'époque, voulait que maître Yoda ait ce petit air Nippon. Je ne sais pas si cette légende est vraie, quoiqu'il en soit il serait amusant de savoir comment ses dialogues sont justement traduits en japonais...

Le second point est la différence de ton et de vocabulaire entre les hommes et les femmes. Elles utilisent un langage plus doux et plus poli ainsi que des expressions typiquement féminines. C'est semble-t-il un sujet courant d'amusement chez les japonais.

jeudi 19 mai 2011

La langue japonaise : lecture et écriture

Au 6ème siècle des moines bouddhistes venant de Corée apportèrent avec eux l'écriture chinoise, la civilisation chinoise étant déjà très développée à l'époque. Ne possédant pas de système d'écriture les japonnais l'ont naturellement adopté.
Néanmoins le japonais diffère du chinois dans la mesure où un mot ne peut pas avoir différentes fonctions comme dans ce dernier où selon sa position dans la phrase, le mot peut être sujet, verbe ou complément.
C'est pour cette raison qu'il existe deux autres alphabets (de 46 symboles chacun) en plus des caractère chinois : hiragana et katakana. Les éléments grammaticaux sont ainsi écrits à l'aide du premier, le second étant utilisé pour les noms et mots étrangers.


On dénombre 50000 caractères chinois (kanji) mais seulement 6000 sont employés en japonais. Une réforme importante après la Seconde Guerre Mondiale a fixé le nombre de kanji autorisés à un peu moins de 2000. L'apprentissage est fastidieux : les écoliers doivent écrire chacun d'eux une centaine de fois !
Pour corser le tout un kanji a souvent plusieurs prononciations. Par exemple le mot se prononce gaijin (littéralement homme de l'extérieur soit étranger) mais le symbole seul  se prononce hito (homme) et soto (extérieur).

Quelques uns sont facilement mémorisables : (kawa) signifie rivière (on peut y voir le symbole d'un cours d'eau) , (yama) montagne, (kuruma) voiture (vu de dessus), (hi) feu... Malheureusement ces symboles ludiques sont peu nombreux.

mercredi 18 mai 2011

La langue japonaise : prononciation

La traduction de l'écriture japonaise dans l'alphabet latin (qui est appelé ici Rôma-ji ou Rome-écriture) permet l'apprentissage de la langue. Il est bien entendu impossible de s'en passer pour nous occidentaux.

La prononciation est très facile. Ainsi les voyelles se prononcent comme en français exceptées pour le "e" et le "u" qui se disent respectivement "é" et "ou". De même pour les consonnes hormis "s" comme "ss", "sh" comme "ch", "ch" comme "tch", "w" comme à l'anglaise dans water et le "r" entre un "l" et un "r". Le "h" est toujours aspiré et le "g" toujours dur.

Deux lettres qui se suivent doivent être articulées séparément : Beppu se prononce donc "bep-pou". Les voyelles longues (ou doublées) sont écrites avec un accent circonflexe : Tôkyô se dit "to-o-ki-yo-o".

Pour les Japonais le français est source de problème. Parmi certains autres sons difficiles, le "r" leur est impossible à prononcer car inexistant dans leur propre langue. Essayez de leur faire dire "quatre-quarts" et vous verrez leur perplexité !

mardi 3 mai 2011

Le sake (酒), un des symboles du Japon vieux de 2000 ans

Le Japon compte près de 1700 brasseries produisant chacune un sake au goût unique. En effet le terroir du riz (dit "à sake" car très différent de celui destiné à la consommation courante) et les particularités minérales de l'eau sont les deux principaux ingrédients qui sont susceptibles de donner une saveur particulière. De nos jours la fermentation est déclenchée par addition de levure appelée "koji".

Selon le degré de polissage du grain de riz, trois types de sake se distinguent grosso modo : Ginjo-shu, Honjozo-shu et Junmai-shu (le haut de gamme). Plus le polissage est intense, pour retirer la partie brune et se rapprocher du cœur du grain, plus le breuvage est clair et acide. Un bon moyen de choisir une bouteille est de lire le SMV (Sake Metre Value) normalement indiqué sur celle-ci : plus ce nombre est faible plus le sake est doux...
Alors que le Ginjo-shu utilise un riz poli à moins de 60% et a un arôme de fruit, le Junmai-shu n'a pas de limite et a un goût de riz. De plus contrairement aux autres, la production de ce dernier n'utilise pas d'alcool.

Pour finir il est bon d'apprécier un Ginjo-shu frais (hiya) c'est à dire entre 5°C et 15°C et un Junmai-shu chaud (okan), entre 45° et 55°C.

Pour une consommation privée nul besoin de licence, tout à chacun est libre de produire son sake. En revanche sa commercialisation en requiert une et un contrôle portant essentiellement sur la qualité de l'eau a lieu tous les ans.

jeudi 14 avril 2011

La traduction du permis de conduire

Les ressortissants de l'Allemagne, Suisse, Italie, Belgique, France et Taïwan ne peuvent pas conduire munis simplement de leur permis même international. Pour une raison de convention internationale que ces pays n'ont pas ratifiés avec le Japon, il est nécessaire d'en obtenir une traduction.
J'effectue la mienne dans une agence de la JAF (Japan Automobile Federation) pas très loin de l'appartement. Une demi-heure d'attente et 3000 ¥ (quand même) déboursés, me voici en possession du précieux document. Un peu déçu toutefois car je m'attendais à une jolie petite carte et non à une simple feuille A4... Pas grave, à moi les routes japonaises désormais :-)

Pour la petite histoire, j'ai du demandé mon chemin dans une supérette. Une première employée a tenté de m'aider en sortant tous les plans de la zone. Un second est venu peu de temps après à sa rescousse mais en vain. Le manager est finalement intervenu à son tour et à eux trois ils ont fini par appeler le numéro que j'avais heureusement noté.
Le mystère résolu, la première personne m'a alors escorté jusqu'à l'agence par peur que je ne trouve pas mon chemin. Encore un exemple de serviabilité japonaise ! Qui peut en dire autant en France ?

mardi 12 avril 2011

Le poste de police de proximité

Le Japon connaît des taux de criminalité très faibles par rapport aux autres pays riches. Une des possibles raisons est qu'il est aisé de trouver des postes de police où que l'on soit. Ils sont appelés ici kôban (交番) ou police box. De tailles diverses, la plus petite que j'ai vu étant une guérite à une seule place (!), ils sont facilement repérables et toujours placés en angle de rue.



De gauche à droite et de haut en bas : Beppu, Tôkyô, Oîta, Osaka.