jeudi 10 mars 2011

Shibuya (渋谷)

Shibuya est à l'instar de Shinjuku une circonscription de Tôkyô, connu quant à elle pour « the place to be » question mode ainsi celui des jeunes japonais branchés. Ces derniers ont d'ailleurs un goût prononcé pour la mode, le mélange des genres est courant ainsi que le style vintage ou encore le kawai (mignon en japonais). Ce dernier est surtout porté par les filles et se distingue par des habits de couleurs vives et un maquillage accentué.
Tout cela me donne envie de faire du shopping mais je dois encore ronger mon frein pour l'instant ; je ne souhaite pas trimbaler tous les nouveaux habits et surtout entamer trop rapidement mon budget.

Je profite d'être dans le coin de Shibuya pour faire un saut au musée Toguri spécialisé dans la céramique japonaise et chinoise du 17-18ème. Mis à part la découverte de la très jolie matière « céladon » qui ressemble à du jade, je suis bien déçu par l'exposition car elle ne montre qu'une centaine d’œuvres à peine. Le quartier Shoto autour du musée est très calme, loin de l'agitation trépidante de Shibuya. Preuve que Tôkyô peut être vivable même en centre ville.

La troisième partie de la visite est consacré au temple Meiji. Pour l'atteindre je passe par le parc Yoyogi, habité par des nuées de corbeaux. Ambiance, ambiance...


Le temple est très touristique, je ne m'y attarde donc pas et le beau temps me permet de revenir à la station de Shinjuku tranquillement à pied.




Avant de regagner la Guest house je me promène dans Kôenji. Beaucoup de boutiques de vêtements de seconde main et un exemple de magasin où tout est à 100 ¥. Ce genre-ci ressemble à un bric-à-brac mêlant nourriture, habits, bricolage, etc.


D'autres exemples de concision japonaise...

mercredi 9 mars 2011

Shinjuku (suite)

Je passe la journée en compagnie de Takako, une japonaise que j'avais rencontré (en même temps que Maki) au backpacker « TokyoVillage » à Sydney, au tout début de mon voyage.
Il avait été prévu de loger chez elle quelques jours mais pour ne pas gêner sa famille j'ai préféré tout compte fait louer la guest house de Kôenji. En effet l'hospitalité japonaise est assez particulière et il très facile de commettre des impairs pour celui qui n'est pas familier avec toutes les coutumes locales.

Nous décidons de manger et de se balader dans Shinjuku. Pour lui faire plaisir nous montons une nouvelle fois en haut du TGO. Je n'y aperçois toujours pas le mont Fuji, à croire que c'est une farce...
Takako m'emmène dans un des centres de jeux du quartier. Entre les bornes d'arcade et les pachinko, il y a de quoi en perdre son latin. Le pachinko est extrêmement populaire au Japon, c'est un savant mélange entre un flipper et une machine à sous où seul la vitesse initiale de la bille est paramétrable (il n'y a pas de manettes). Les points sont remplacés quant à eux par d'autres billes que le joueur pourra échanger contre de l'argent. Sur la vidéo on peut voir que certains d'entre eux ont amassés plein de petites casiers derrière eux. Comme il était interdit de filmer je ne peux malheureusement pas montrer en détail à quoi cela ressmble...


Comme partout dans le monde le français est synonyme de mode...

mardi 8 mars 2011

Shinjuku (新宿)

Avant de visiter Shinjuku, je prends le temps de me balader dans Kôenji (高円寺) et d'y remarquer quelques détails amusants comme les machines à boisson (que l'on retrouve à chaque coin de rue), le range-voiture-pour-gagner-de-la-place ou Astro Boy invitant les piétons à changer de trottoir.


Shinjuku est l'une des 23 circonscriptions qui composent Tôkyô, elle est connu comme l'endroit des loisirs et des plus vieux gratte-ciels de la ville. Sa station de train est la plus importante au monde avec un transit de 3 millions de voyageurs par jour. Pour donner un ordre d'idée, la population de Tôkyô est estimée à un peu plus de 8 millions d'habitants.




Je déjeune dans un bar à Udon, sans doute mon premier du genre avant une très longue liste. Je raffole en effet de ses grosses nouilles japonaises ! Elles sont servies dans un gros bol avec un choix sympathique d'assortiments : algues, œuf poché, viande, poisson, etc. J'en compte plus de 9 types possibles.
Il n'est pas du tout mal vu d'y aller tout seul, au contraire tout y fait pour : peu ou prou de tables sont disponibles et à la place sont disposés des comptoirs tout le long du restaurant ainsi qu'au milieu. Si vous venez accompagné il vous faudra manger côte à côte. De toute façon ce n'est pas un endroit où l'on s'y attarde...


Pour admirer une vue aérienne de Tôkyô, je monte au 43ème étage du bâtiment gouvernemental de la ville (ou TGO). Par temps clair il est dit-on possible d'apercevoir le mont Fuji mais je n'ai malheureusement pas cette chance.



Je finis ma journée à Akihabara (秋葉原, circonscription de Chiyoda). Elle est surnommée « Electric Town » car on y trouve plein de petits magasins d'électroniques genre bric-à-brac, remplis à ras bord de transistors, résistances, puces, câbles et autres voltmètres, ampèremètres.
Il n'y a aucune raison particulière d'y faire un saut mais je suis à la recherche d'un adaptateur pour mon ordinateur. Malgré l'offre démesurée je ne trouve pas ce que je veux. Quel comble pour le pays de l'électronique ! Par chance j'ai gardé celui de l'Australie et en y connectant un autre japonais je suis arrivé à faire fonctionner le tout. Tout ça à la faute de cette satanée prise terre...



"Ne mets pas tes doigts dans la porte, tu risques de te faire pincer très fort !"

lundi 7 mars 2011

Yôkoso Tôkyô e ! ようこそ東京へ !

Bienvenue à Tôkyô ! Depuis le temps que je voulais visiter le Japon, j'y suis enfin...

Le trajet en avion a duré 8 heures et par chance j'ai bénéficié d'une place en issue de secours. Il y a deux heures de décalage horaire avec Sydney, ce qui met désormais celui avec Paris à 8 heures au lieu des 10. Cela va faciliter les communications avec la France !

J'achète un pack comprenant un aller simple en train "Narita Express" pour Tôkyô et une carte "Suica". C'est une offre que seul l'aéroport de Narita offre ; cela met le ticket à 1500 ¥ au lieu du double (1 euro vaut 114 yen). La carte permet quant à elle d'emprunter les tain/métro/bus de Tôkyô et ses environs un peu à la manière d'un pass "Navigo" parisien. Néanmoins ce n'est pas un abonnement (il n'en existe pas ici), chaque trajet est donc facturé et débité automatiquement selon la gare d'entrée et celle de sortie. La carte est heureusement vendue avec 1500 ¥ de crédit mais j'ai le sentiment que je vais devoir la recharger incessamment sous peu.

Il faut compter un peu moins d'une heure et demi pour atteindre la gare de Shinjuku qui se trouve à l'Ouest de Tôkyô. Durant le trajet je me rends bien compte que je viens de quitter la chaleur Australienne (il faisait entre 20 et 25°C à Sydney hier) pour un Japon à 4°C et sous la neige ! Moi qui comptais échapper à l'hiver pendant plus d'un an...

Une Guest house m'attend à Koenji avec une réservation d'une semaine. Cela ressemble à un backpacker sauf que 7 chambres (toutes privatives !) seulement sont disponibles. Nous sommes loin des usines Australiennes...
Koenji se trouve à deux stations de train de Shinjuku encore plus à l'Ouest. J'ai choisi ce logement par hasard et je dois avouer être très bien tombé ; le quartier est dynamique et assez proche des pôles touristiques de la capitale.

J'effectue ma première sortie à Shinjuku après m'être débarrassé des sacs et surtout m'être rafraîchi. Le fait de prendre le train parmi la population est excellent. Je remarque d'ailleurs qu'il est d'usage de faire la queue derrière la ligne jaune lorsqu'on attend le train afin d'éviter toute bousculade.


Malheureusment je me sens obligé de rentrer assez tôt car le vol et surtout le choc thermique m'abattent littéralement. Je me suis trop bien habitué à l'hiver Australien :-)

La première différence que j'ai constatée porte sur la densité Tôkyôite. Contrairement à Sydney ou Melbourne tout ici est compacté et arrangé pour caser le plus de choses possibles (habitation, voiture, rues) dans un minimum d'espace. Pour le claustrophobe ou celui qui n'aime pas la ville, Tôkyô est à éviter. Pour moi au contraire c'est comme dans un rêve !
Je ne me sens d'ailleurs pas perdu ou choqué car en étant fan inconditionnel de films et d'animations japonaises, beaucoup de détails me sont déjà familiers.
Je sens en tout cas que je vais bien me plaire au Japon...

dimanche 6 mars 2011

Voir les Blue Mountains et...


Pour clore le chapitre Australien je visite les Blue Mountains avec Gabrielle, sa sœur Anna, Granny et les trois enfants.

Cela fait partie du catalogue des visites incontournables de la région de Sydney. Pour ma part il aura fallu attendre d'y revenir pour la quatrième fois et avoir l'occasion d'y jeter un coup d'œil. Le paysage vaut vraiment le déplacement, c'est absolument magnifique !



Près de 6 mois se sont écoulés depuis mon arrivé le 13 septembre. J'aurai vécu tout au long de ce périple australien des moments excellents comme désespérants. Le fait d'avoir voyager seul ainsi que le backpacking en sont les principales causes. Ce dernier aura joué les paradis comme les enfers. Tout est fait d'ailleurs en Australie pour le backapcker, ce n'est pas plus mal en soi car il facilite grandement la logistique mais d'un autre côté il gâche l'aspect découverte. J'aurai rencontré plus d'européens (français, allemands, hollandais et anglais) que d'australiens, des vrais. Quel comble ! Heureusement que le couchsurfing et mon séjour en Tasmanie m'ont permis d'en côtoyer quand même quelques un.

Le parcours aura été parsemé de magnifiques paysages (en coups de cœur : Kata Tjuta, les îles Whitsunday, Broken Hill, Melbourne et la Tasmanie) ainsi que de belles rencontres. Et tout compte fait c'est le plus enrichissant dans ce genre de voyage.

Par chance le temps aura été clément malgré le cyclone YASI et ses conséquences à Melbourne : deux semaines de pluie continue et la Barina inondée.

Je quitte l'Australie en n'ayant rien vu de l'Ouest et du Centre (exception faite de Uluru et Broken Hill). Aurais-je du faire un saut à Perth alors que j'avais le temps à Melbourne ? Je ne sais pas répondre; je ne voulais pas y aller en coup de vent et surtout pas seul... Quant à la région de Darwin il n'a fait qu'y pleuvoir depuis le début de l'année donc pas de regret de ce côté là.

L'idée de repartir pour un tour au Japon et en Thaïlande m'embrouille quelque peu les idées; j'ai l'impression de revivre mon départ de France. J'ai à la fois hâte de découvrir de nouveaux horizons et impatient aussi de rentrer au pays retrouver tout mon monde. J'espère que ce coup de blues va s'effacer une fois à Tokyo...

samedi 5 mars 2011

Préparatifs pour le départ (suite et fin)


La Barina est vendue ! Je l'ai cédée pour 400$ à Isa, un Australien de 30 ans qui souhaitait offrir une petite voiture pour sa copine. Il m'aurait été impossible de la vendre plus cher car le pare-brise était fêlée. A ce prix là j'ai néanmoins demandé à Isa de me poster les plaques d'immatriculation une fois qu'il en aura terminé (fin de rego ou mort de la voiture). J'ai fait ce pari en effet ! Un pari sur son honnêteté et sa bonne foi. Je verrais bien d'ici quelques mois s'il était sincère ou pas.


Mon équipement de camping est lui aussi parti pour une centaine de dollars à deux français. Ils étaient d'ailleurs tout heureux d'avoir du matériel en si bon état !

mardi 1 mars 2011

Préparatifs pour le départ

Je mets en vente ma voiture et tout mon équipement de camping (bouteille de gaz, réchaud, tente et kit de cuisine) sur Internet. Je propose 600 dollars à débattre pour la Barina. Plusieurs visites sont prévues demain...